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Cela fait maintenant plus de 40 heures que nous essayons de nous frayer
un chemin à travers le pack, une zone de morceaux de banquise brisée,
plus ou moins dense et plus ou moins épaisse. Nous essayons de rejoindre
une zone non glacée qui persiste généralement au large de la base DDU
(appelée une polynie). Nous sommes pour le moment à plus de 100 k m de
la base et, une fois la barrière du pack passée (30 km), la polynie nous
permettra de nous approcher à 40 km de la base et d’être transférés par
hélicoptère. C’est un jeu de grande patience et de dextérité pour la
personne aux commandes de l’Astrolabe, un engin de 60 mètres de long. Le
bateau est construit pour cela, il se fraie un chemin en poussant le
blocs de glace sur le coté ou, avec de l’élan, les brise avec son
étrave.
Nous approchons du but et sommes tous impatients d’arriver à la base et
de commencer nos programmes scientifiques. Didier et moi devrons encore
être patients… La débâcle n’a pas encore eu lieu autour de la base et la
récolte des échantillons n’est pour le moment pas possible.
En attendant, nous avons passé pas mal de temps sur le bateau et observé
nos premiers manchots et phoques. Nous avons pris beaucoup de photos,
les vues offertes sont incroyables. Lorsque que l’Astrolabe brise de
gros morceaux de glace et qu’ils basculent, on s’aperçoit que la partie
basse est brun-jaune, contenant une grande abondance de microalgues
brunes.
Le bateau l'Astrolabe se fraye un chemin à travers le pack.

Le bateau l'Astrolabe se fraye un chemin à travers le pack.

Le pack

Le pack

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