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Photo : Julien aux commandes de l’Astrolabe.

Photo : Julien aux commandes de l’Astrolabe.

L’Astrolabe continue sa route vers le Sud. Nous sommes maintenant à 61°40’S, la température de l’air est de 1,8°C et celle de l’eau de 3,2°C. Stan, Julien, et Alexei sont à la barre à tour de rôle (chacun fait un quart, durant 4 h), gardant un œil sur notre route.

Nous devrions atteindre les glaces demain, le pack : enfin ! Si tout va bien, nous devrions être à Dumont d’Urville samedi soir ou dimanche.

Aujourd’hui, nous avons une mer d’huile, loin des images de tempêtes des soixantièmes ! Dans l’ensemble, la météo a été bien clémente pour le temps de notre traversée.

L’Astrolabe a la réputation d’un bateau où on est facilement malade.

Affublé des surnoms « Gastrolab » ou « Vomitron », cette réputation est-elle vraiment méritée ? Il faut dire que les distributeurs à sacs à vomi disséminés dans le bateau donnent le ton…

Pour la défense du vénérable Astrolabe, notre route nous fait prendre la houle, souvent formée sous ces latitudes, par le travers et le bateau roule donc beaucoup. Il y a en tout cas un programme scientifique à bord, basé sur le volontariat, pour comprendre les mécanismes du mal de mer et essayer de le limiter à l’avenir pour les passagers au cours de la traversée.

Des instruments enregistrent les mouvements du bateau et nous remplissons des questionnaires tous les jours décrivant notre état.

Je porte aussi, comme quelques autres, à mon poignet un capteur qui enregistre mes mouvements.

Ces études se font sur autant de volontaires que possible, à chaque traversée, et depuis au moins deux ans. Nous avons tous une sensibilité différente au mal des transports : certains n’ont pris aucun médicament, alors que d’autres en ont pris tout au long de la traversée.

Les résultats ? Dans quelques années !

Distributeur de sacs à vomi près des cabines

Distributeur de sacs à vomi près des cabines

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