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Aujourd’hui, nous avons eu notre seconde récolte par Olivier, le scaphandrier de la base. Il nous remonte des bases de grandes algues qui ressemblent beaucoup aux grandes laminaires des côtes bretonnes. A leur base, ces algues forment des entrelacs de structures qui ressemblent à des racines et qui abritent souvent les vers que nous recherchons. En deux récoltes, nous avons réuni pas moins de 200 individus d’une de nos espèces cibles.

Nous avons donc pu commencer les expérimentations sur cette espèce pour en déterminer la résistance à la température quand on l’expose à une montée de 1˚C par heure. L’expérience a duré toute la journée et nous avons pu déterminer qu’à cette vitesse de réchauffement, la température critique était de 9.5˚C, soit 1.3˚C de moins qu’à une vitesse de 1˚C toutes les 10 minutes. Cette tendance est attendue : lorsque la vitesse de réchauffement expérimental diminue, la température critique diminue elle aussi pour atteindre une valeur relativement stable pour les vitesses de réchauffement très lentes. Ceci nous donne une idée de la tolérance à long terme. Chez d’autres organismes, les études ont montré une capacité de résistance à long terme de 2-3˚C… soit un peu en dessous du réchauffement anticipé par le groupe international d’experts sur l’évolution du climat (GIEC).

Tout le travail que nous effectuons se fait sur des animaux adultes… Il est possible que les stades clés du cycle de vie d’une espèce soient plus sensibles à la température (fécondation, développement larvaire, passage à l’état adulte, maturation sexuelle). D’autres études seraient donc nécessaires pour mieux connaître les stades critiques.

3 Février 2015 – Un long silence veut dire pas mal de travail

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